Se poser déjà la question de l’après

J’ai un problème avec le temps. J’ai ainsi la fâcheuse tendance à trop envisager le futur et à ne pas vivre suffisamment le moment présent. Il s’agit là d’un problème sur lequel je travaille, enfin j’essaie… En attendant, il n’y a donc rien d’étonnant à ce que cette réflexion (titre de cet article) se soit déjà installée dans une région de mon cortex cérébral : La question de l’après. Comment allons-nous gérer l’après Coronavirus, l’après mise en quarantaine ?

Je ne parle pas de la reprise du travail en présentiel, ni des retrouvailles avec le tunnel du soir, ou encore des rdv entre amis à fêter, les proches à visiter. Non, je pense à l’après pour ceux qui aujourd’hui sont au point mort. Comment faire pour les aider ? Ils sont nombreux à souffrir : les personnes sans domicile fixe, les isolés, les femmes battues, les couples en instance de séparation confinés entre quatre murs, ces indépendants qui ne toucheront rien, ces salariés aux contrats précaires non renouvelés, ces commerçants à qui on a imposé le baisser de rideau sans préavis, et bien d’autres encore.

 

La question de l’après, mes premières résolutions

Mon cerveau mouline en ce moment autant que mes mains sentent en permanence le savon. Moi qui vis dans une rue commerçante et suis habituée aux passages quotidiens, mon regard ne se pose plus aujourd’hui que sur l’asphalte. Même le chat d’en face a déserté le perron. Quel spectacle désolant que ces devantures baissées, ces chaises à l’intérieur empilées et ces fenêtres fermées. Le président a annoncé que nous étions en guerre. Le verbe me semble bien fort mais là n’est pas le propos. Ce que je retiens, c’est qu’une guerre implique toujours une reconstruction. Et de cette reconstruction à venir, je ne souhaite pas être simple spectatrice. J’ai vraiment à cœur d’agir pour relancer l’économie. Je ne dispose pas de ressources suffisantes pour aider l’ensemble des entreprises et salariés de l’hexagone mais ne pas laisser tomber les petits commerçants de mon quartier est à ma portée. Je pose ici mes premières idées.

1) Passer davantage voire exclusivement mes commandes de livres et autres ouvrages éducatifs chez ma libraire.

2) Prendre le goûter avec ma Louloutte dans le petit salon de thé le WE. Cela tombe bien, il est juste en face de la médiathèque.

3) Retourner évidemment dans ma crêperie préférée.

4) Même si cela peut sembler ridicule, aller boire une bière au bistrot d’en bas. Celui-là même dans lequel je n’ai jamais posé les pieds car jugé trop près de mon domicile… Et pourquoi pas en compagnie de voisins sympas ?

5) Continuer encore et toujours à faire mes courses dans mon petit supermarché même si c’est un poil plus cher et le choix plus restreint.

 

Et les autres alors ?

J’ai découvert qu’en Italie, la population faisait livrer des pizzas dans les hôpitaux pour remercier le personnel soignant. Je trouve l’idée formidable mais je ne suis pas sûre que cela soit possible en France, à la fois pour des raisons sanitaires mais aussi par rapport aux besoins réels de nos médecins, infirmiers et aide-soignants. Qu’en pensez-vous ?

Pour les freelances cloués au pilori par cette épidémie, j’ai l’espoir que des cagnottes d’entraide soient mises en place. J’ose espérer que les droits au chômage seront repoussés pour leurs bénéficiaires, que les grandes entreprises feront des dons (sans déduction fiscale je précise) et que la solidarité sera le mot de l’année.

Pardonnez-moi d’avoir je sais, oublié de citer d’autres “oubliés” du système. Je m’en excuse. Cet article, je l’ai écrit d’une traite sans réflexion préalable. Il n’a rien de parfait, ne se veut ni moralisateur ni bien pensant et encore moins donneur de leçon. Je voulais seulement exprimer mon ressenti et mes envies sur la question de l’après. Je vous laisse en vous souhaitant une bonne nuit (il est 22h30) et surtout beaucoup de courage en cette période difficile.

 

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12 Replies to “Se poser déjà la question de l’après”

  1. Cette crise laissera des traces collectives et individuelles, j’espère que grâce à cette crise notre gouvernement prendre des mesures pour plus de moyens pour le système de santé

    1. J’y pense et j’espère aussi. Alors que les gouvernements se succèdent, ferment des lits et abandonnent le personnel soignant, il y aura peut-être après cette crise sanitaire, un réveil des consciences. Courage à toi.

  2. C’est très intéressant, merci beaucoup !
    Pour les pizzas dans les hôpitaux, si c’est accepté d’un point de vue hygiénique, ça sera génial car ma nièce (médecin) nous a régulièrement envoyé des photos de son plateau-repas aux urgences et on avait l’impression que ça avait déjà été mâché et digéré… Bref, ça serait intéressant de se renseigner.
    Bon courage pour ces semaines à venir !

    1. Hummm peut-être alors devrions-nous faire comme en Italie afin de redonner un peu de moral aux équipes soignantes et leur montrer notre solidarité ?

  3. Contrairemetn à toi, je me concentre sur ce que je vis à l’instant présent. À force d’être tiraillé entre les projections dans le futur et les souvenirs du passé, on oublie de vivre l’instant présent. Or, c’est au présent que l’on peut cueillir les cadeaux, c’est au présent que passent les trains de l’avenir qu’il s’agit de ne pas rater…
    Bonne soirée Cécili

    1. C’est bien que tu vives aussi sereinement et positivement cette période et je suis convaincue que tu n’es pas la seule. Malheureusement, je ne suis pas sûre que ceux que la précarité guette puissent être sensibles à ce “cadeau” de la vie.
      Très belle journée à toi,
      Cécilia

  4. Bonne nouvelle, les pizzas et autres, c’est souvent possible. Il y a une salle de pause prévue pour les équipes et la plupart du temps, il est toléré de s’y faire livrer.
    D’ailleurs dans notre CHU, plusieurs entreprises ont livré ce genre de “cadeaux” ces derniers jours.

    1. Avec 300 ans de retard, je découvre ton commentaire (pardon). J’ai en effet découvert qu’une chaîne de pizzas livrait l’hôpital le plus proche et que de nombreux restaurateurs jouent le jeu : je trouve cela super !

  5. Merci d’avoir posé tes mots et tes prises de conscience, c’est toujours inspirant. J’espère sincèrement que les prises de conscience seront grandes sur beaucoup de plans et en premier lieu pour notre planète. Tout cela invite effectivement au renouveau.
    Chez nous dans l’Oise, les hôpitaux se sont fut offerts des pizzas par des restos alors oui c’est possible ! Belle soirée Cécili.
    Audrey, Etincel’devie

    1. Désolée pour le retard de réponse et merci pour ton commentaire. Ici aussi, les restaurateurs (et même les fleuristes) offrent au personnel soignant des vivres et des petites attentions. Je suis conquise par ces actions qui assurément, doivent contribuer à remonter le moral des troupes.
      Belle soirée Audrey (PS : moi c’est Cécilia^^)

  6. Bonne idée!! Je vais m’en inspirer et noter tout ça dans mon petit carnet. J’avoue être un peu dépourvue en ces moments, la grande addict aux listes et plannings en tout genre que je suis.
    voilà une bonne idée, positive et non anxiogène , exactement ce dont j’ai besoin en ce moment <3

    1. Si cela peut t’aider à tenir le cap, j’en suis ravie :-). Belle soirée à toi !

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