Mode slow life activé et culpabilité à son apogée

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Ces derniers jours, je ne fais pas preuve d'une grande vivacité. J'ai l'impression de vivre un peu au ralenti ou plutôt que je pourrais en faire plus. Si le courage m'était donné. Et cela me dérange car je fais partie de ces gens qui culpabilisent de ne rien faire. Ce mode slow life dont certains ont fierté à se vanter, moi je n'y arrive pas. Passer plus de deux heures sur un canapé à regarder les mouches voler me taraude l'esprit. Consacrer 1h30 de mon temps à visionner un film ne m'est pas arrivé depuis des années. Je ne vais d'ailleurs plus au cinéma. Lire est devenu trop chronophage.

 

Suis-je vraiment en mode slow life ?

En toute objectivité, je crois que ma définition du slow life est assez éloignée de la réalité. Je prétends ne rien faire ou pas suffisamment, et pourtant je ne vois pas mes journées passées et encore moins mes WE. Ces deux jours avec ma Louloutte où j'enchaîne petit déjeuner, séance Skype avec papy-mamie, atelier peinture, déjeuner, cours de piscine, atelier Toucan Box, partie de petits chevaux, jeu de 7 familles, puzzle, préparation culinaire à 4 mains, visite à la médiathèque... C'est simple, je m'écroule littéralement chaque fin de WE et pique du nez dès 21h30. Ce faisant, je ne parviens pas à trouver l'énergie nécessaire pour au choix : écrire un billet sur le blog, m'enrichir de nouvelles compétences, chercher un talk sur le digital... Et c'est là où je m'en veux. Ne pas trouver suffisamment de ressources pour aller plus loin.

Je ne suis donc pas en mode slow life mais...

 

Pourquoi ce sentiment alors ?

Si je ne suis pas en mode slow life, pourquoi ai-je cette impression ? Je compare ce ressenti à la chute d'hormones post grossesse. La mienne est loin derrière moi maintenant mais j'ai l'impression de revivre un peu cette période. Ceux qui me lisent depuis quelque temps savent que j'ai entamé l'année dernière une reconversion professionnelle. Et bien voilà, je crois être en pleine descente de cette adrénaline qui m'a permis de tenir plusieurs mois d'affilée. Vous n'imaginez pas sans doute à quel point cette période a été chargée. Beaucoup de travail et d'investissement, une charge émotionnelle au zénith avec en parallèle une vie familiale à mener. Organiser, planifier, calculer au millimètre près pour que ça passe a été mon quotidien. Ne rien laisser au hasard ou si peu.

Alors maintenant que le rythme s'est adouci, j'ai un peu de mal à retrouver mon équilibre. Faire la part des choses entre le "pas assez" et le "trop" est un exercice délicat dans lequel je n'excelle pas. C'est probablement mon côté "tout ou rien" qui ressort. Ne pas culpabiliser lorsque je prends du temps pour moi est mon nouveau challenge. Et bim, voilà que je m'en rajoute un autre. Je vous jure, je me fatigue^^. Allez, je m'en vais poser mes pieds sur le sofa.

Et vous, quel rapport entretenez-vous avec la notion de slow life ? Selon vous, quelle est la limite entre repos et paresse ?

 

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17 Replies to “Mode slow life activé et culpabilité à son apogée”

  1. Je pense que c’est surtout une histoire de caractère! Je suis comme ça, depuis plus d’un an et demi que je ne bosse plus je n’ai pas plus de 2H d’affilée où je m’ennuie! Même quand je me considère en “slow life” ça ne dure jamais une demi journée entière, j’ai la bougeotte, il faut toujours que je fasse quelque chose. Même à moins de 15j d’accoucher avec un ventre énorme je ne tiens pas en place!

    1. Je pense aussi que c’est une question de personnalité mais j’ai tout de même l’impression que le trait s’exacerbe lorsqu’on devient parent…
      Bon allez, plus que quelques jours à “t’ennuyer” 😉

  2. Tu as un rythme de dingue le week-end ! Moi, j’aime bien le week-end car justement on relâche la pression. Le samedi à 8h30, ma cadette a son cours de natation mais c’est mon mari qui s’y colle et j’adore prendre le temps de boire mon petit café pendant que le grand et la petite jouent. En général, on essaie d’avoir un rendez-vous soit le samedi, soit le dimanche pour pouvoir se reposer l’autre jour (et faire les courses et le ménage 😉 ).
    Les enfants jouent ensemble et on en profite avec mon mari pour parler de la semaine, de nos projets, des enfants, etc. Les autres activités extra-scolaires sont en semaine. Un bon plan pour avoir une heure tranquille : tu invites un petit copain / une petite copine de ta fille et hop, ils jouent ensemble et pendant ce temps, tu fais tes recherches, tu écris un article. La fois suivante, c’est ta fille qui y va et là, bonus, tu as 2-3 heures toute seule.
    Allez, demain, c’est mercredi, tu as encore trois jours pour te prendre des forces. 😉 😉

    1. Si j’avais plus d’espace et surtout si j’avais des voisins (du dessous) moins c****, j’inviterais volontiers une petite copine à venir jouer avec ma fille mais là, présentement, c’est impossible. Je ne me vois pas interdire aux enfants de faire du bruit et de marcher librement. Oui, on en est là 🙁

  3. Tu imagines bien que mes weekend ressemblent aux tiens Cécilia. Pas le temps de se poser! Quoique j’ai tenté récemment la pause 15 minutes café et livre pendant que loulou joue tout seul!! C’est la première fois en 7 ans! Il faut dire que la dernière fois que je l’avais fait je vivais avec mes parents et je m’étais fait houspillée…c’est pour te dire que moi la slow life j’y connais rien, et en plus comme je n’ai pas été élevée la dedans, c’est pas évident.
    Sinon je pense que cette petite baisse de régime est normale, ça arrive à beaucoup de gens après une période intense et ta reconversion en a été une. Prends le temps tant qu’il se donne. C’est si rare et la culpabilité c’est de la m****!!!
    Plein de bises.

    1. Effectivement Marie, l’éducation joue pour beaucoup dans cela. Certains ont le droit à la farniente, d’autres pas…. Et ça se ressent tellement plus tard.
      Et je suis d’accord avec toi que le climat morose n’aide pas à retrouver de l’énergie. Vivement le retour de la vitamine D !
      Plein de bises à toi Marie et bon courage surtout 😉

  4. Tes week-end sont vraiment bien rempli ! Normal de piquer du nez si tu supportes le programme du week-end sur tes épaules.
    Adopter le mode slow life, c’est se concentrer sur soi, prendre du temps pour soi et tout le monde n’est pas capable de le faire. On culpabilise parce qu’on se retrouve en décalage entre ce qu’on aimerait avoir fait et ce qu’on a réellement fait. J’ai tendance à procrastiner pas mal le Dimanche et tu peux être sur que je le regrette amèrement le soir en me disant que je n’ai pas coché toutes les cases de la to-do list.

    1. Je crois que c’est bien de ralentir un peu le rythme. On donne beaucoup à nos enfants, notre conjoint, notre boulot, nos amis. Pensons un peu à nous sans culpabiliser. C’est important de se poser quelques minutes chaque jour pour couper un peu cette course effrénée quotidienne.

    2. J’avoue être souvent satisfaite du fruit de mon travail et c’est peut-être ça le problème. Lorsque je ne fais pas de bilan “positif”, j’ai l’impression de n’avoir rien fait. Une question de perspective en somme… Il faut que je travaille dessus^

  5. Ne rien faire, et prendre du temps pour soi, est toujours culpabilisant. On perd l’habitude, quand on est mère. Je crois que tu as bien mérité un petit repos !

    1. C’est marrant parce que cette culpabilité est rarement ressentie par les pères lol

  6. C’est bien clair, comme toi, je n’y arrive pas !
    Pourtant j’aimerais… Mais je suis une vraie pile électrique avec un cerveau qui turbine, trop, tout le temps… dès que je me pose, je pense inévitablement à tout ce que j’aurais pu faire si…
    Comme j’aimerais pouvoir enclencher le mode off plus de quelques minutes consécutives !!

    1. On va créer un groupe avec un planning où l’on s’imposera un “temps calme” de 30 minutes lol

  7. C’est aussi le décalage entre les périodes hyper speed et celles justes “normales” qui nous donne une impression de ralenti d’un coup.
    Chez moi, le slow life n’est possible que quand je suis loin de la maison, en week end ou en vacances. Sinon, je suis aussi de la team qui n’arrive pas à se poser plus de 10 minutes.

    1. C’est vrai que la chute semble vertigineuse lorsque l’ouragan s’en va. Il faut se réapproprier un rythme normal :-

  8. Tu peux pas savoir comme je me reconnais dans ton article! Ne” rien” faire (d’exceptionnel), rester à la maison m’epuise plutôt qu’autre chose. Il parait que se satisafaire de l’ordinaire est la voie de la sagesse… il y a du boulot!

    1. Et là, je me rends compte en te lisant que se satisfaire de l’ordinaire va me prendre du temps^^

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