Ma fille a testé : apprendre à nager pendant les vacances

apprendre-a-nager-pendant-les-vacances-2bis

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis parait-il. Chouette, je n’en fais pas partie^. Si vous avez bonne mémoire, vous savez que j’ai procédé l’an dernier à l’inscription ô combien laborieuse de ma Louloutte à des cours collectifs de natation. Cette année, changement de cap car ma fille a testé pour vous cet été : apprendre à nager pendant les vacances. Et forcément, cela méritait bien un petit billet sur le blog^. Mais avant de vous partager cette expérience, il faut que je vous narre ce qui m’a conduit à ce choix.

 

Pourquoi je ne veux plus de cours collectifs de natation

Je vous replante le décor. D’un côté JE (Jeune Enfant) se prenant pour une sirène splasheuse mais sans les nageoires. De l’autre, JM (Jeune Mère, oh pas de remarque désagréable dans le fond de la salle ok), forcément un peu sirène puisque c’est sa mère, mais aussi un peu flipette des risques de noyade. Bref, la dite sirène en mère prend le poisson par les nageoires, et part inscrire sa fille aux cours collectifs du samedi. Elle y passe quinze plombes naturellement sinon ce serait pas drôle, mais décroche le fameux sésame. Et bien sûr qu’elle est contente d’avoir lâché deux cent balles. Elle le sera encore plus après que le Covid soit passé par là, niak niak niak. Heureusement que l’ennui de sa fille l’avait déjà préparé à la désertion de la piscine municipale.

Ô c’est pas que les premiers cours de natation n’aient pas été satisfaisants. Au contraire, moi je les trouvais plutôt sympas les deux maîtres-nageurs. Les vingt-cinq gamins aussi. OK vingt-cinq gamins collés les uns aux autres, c’était pas très Covid friendly mais je vous parle d’un temps que les moins de six mois ne peuvent pas connaître.

 

Reste le contenu des cours en tant que tel et là grosse désillusion. J’étais loin de m’imaginer que chaque session, à un mouvement près, ne serait que le bis repetita de la précédente. Le niveau des enfants était trop disparate pour que chacun y trouve son compte. Les plongeons tête la première des uns versus les pleurs pour entrer dans l’eau des autres, je l’ai vu. Les exercices de ma fille passés devant un maître nageur regardant ailleurs, je l’ai vu aussi. Je comprends et approuve pleinement le temps consacré aux enfants en difficulté, mais impossible pour autant d’ignorer la lassitude de ma fille. Bref, Louloutte ne s’amusait plus et ne voulait plus retourner à la piscine, clap de fin.

 

Apprendre à nager pendant les vacances

Avant même que le Covid ne vienne rebattre les cartes de nos choix de vie, Mister P. et moi avions décidé qu’il n’y aurait pas de deuxième année de piscine. Apprendre à nager pendant les vacances s’est imposé comme une évidence pour plusieurs raisons. C’est tout d’abord une alternative dont je validais intuitivement le concept. Les cours sont individuels ou avec deux enfants max en même temps. Le rythme d’une séance de 30 minutes chaque jour pendant une semaine permet une progression plus efficace selon moi. Enfin, cela ne mobilise pas tous les WE de l’année. Et point important, Louloutte a eu 4 ans 1/2 cet été : l’âge minimum requis dans l’école de natation que j’ambitionnais.

Comme chaque été, nous avons passé quelques jours en Loire-Atlantique et avons donc profité des vacances pour que notre fille apprenne à nager en effectif réduit. L’école de natation l’Etrille à la Bernerie-en-Retz  (pour ceux qui connaissent) est en réalité une école mobile où la piscine s’implante chaque été sur le parking de la salle omnisports. Son bassin d’apprentissage mesure 10 m de long par 3,5 de large pour une profondeur d’environ 1,2 m. Une serre recouvre la piscine afin de chauffer l’eau (et aussi se mettre à l’abri les jours de pluie). Voilà pour la présentation.

 

Louloutte a débuté son premier cours accompagnée d’une petite fille plus âgée, toute mignonne mais littéralement apeurée par l’eau, qui se cramponnait à sa mamie pour ne pas entrer dans la piscine. Elle m’a fait de la peine pour être honnête car je sais à quel point les phobies sont terribles à vivre, surtout pour un enfant. Mais parallèlement à ce sentiment, je me suis aussi dit qu’on avait un peu la poisse. Heureusement mes craintes que le maître-nageur ne consacre pas son temps équitablement entre les deux enfants ont rapidement été balayées. Il a géré haut la main (il est habitué me direz-vous) la différence de niveau entre les deux et chacune a été accompagnée dans son apprentissage de la natation.

 

Louloutte a enchainé les exercices à une vitesse qui m’a épatée. De mémoire et à l’issue de la deuxième leçon, elle nageait déjà sur le dos cinq à six mètres de distance sans flotteur. Je me souviens m’être dit que ma fille avait appris plus de choses en une séance individuelle qu’en dix collectives. Quel gain de temps mon dieu et quelle progression. Et quel soulagement de la voir aussi épanouie et enthousiaste, elle s’est régalée.

 

apprendre-a-nager-pendant-les-vacances

 

Bilan de cet apprentissage en une semaine

Louloutte sait-elle nager aujourd’hui ?

Elle est très à l’aise dans l’eau mais la synchronisation des mouvements est complexe. C’est vraiment ce qui lui manque mais c’est une question d’âge alors step by step. Et il faudrait aussi qu’elle accepte de ne pas brûler les étapes^.

Une semaine de cours est-elle suffisante pour apprendre à nager ?

La réponse est non mais c’est suffisant pour que les bases soient acquises.

Vais-je réitérer l’expérience ?

Oh oui, je suis convaincue qu’apprendre à nager pendant les vacances est la formule qui convient le mieux à Louloutte sans que cela soit une contrainte pour nous. J’aimerais beaucoup poursuivre cet apprentissage durant les vacances de la Toussaint mais je me questionne sur la pertinence par rapport à la coordination corporelle. Je crains qu’il n’y ait pas eu d’avancée majeure en l’espace de trois mois. Qu’en pensez-vous ? Et vous, comment ont appris à nager vos enfants ?

 

 

 

 

14 Replies to “Ma fille a testé : apprendre à nager pendant les vacances”

  1. Nous avons opté aussi pour les cours particuliers pour Chaton (6 ans), 1 semaine en juillet et 2 semaines en aout, et ça y est, il sait nager. Pour Lapin (4 ans 1/2) on a fait l’essai aussi, mais le maître nageur nous a dit “qu’il n’aimait pas obéir aux consignes” (tiens donc ! ) et qu’il fallait retenter dans un an ! Mais clairement, c’est très efficace !

    1. Ah oui quelle efficacité en effet ! Clairement je vais miser sur deux semaines l’été prochain. Reste l’entre-deux où je me tâte 🤔.

  2. Nous avons fait 2 ans de piscine (4-6 ans) appelé jardin aquatique et nous avons eu de la chance car on démarrait l année à 15 enfants et au bout de 2/3 cours plus que 6/7 enfants .
    Cette année on démarre les vrais cours de natation. J espère que ça ira.
    Sinon je trouve que les stages pendant les vacances scolaires sont une très bonne idée.

    1. La diminution drastique des effectifs est le grand classique du sport. Le plus amusant est que cela perdure quel que soit l’âge 😉.
      Je suis sûre que tout va bien se passer !

  3. A Hambourg, les cours collectifs ont un maximum de six enfants et les enfants ont globalement le même niveau puisqu’il s’agit de préparer les examens officiels de natation.
    Si le covid ne nous embête pas, mon aîné (9 ans) préparera le Silber (argent) : il faut sauter dans le bassin, nager au moins 400 mètres en moins de 20 minutes (dont 300 mètres en brasse et 100 mètres avec une autre nage), plonger et remonter un petit objet et sauter de trois mètres de haut. Ma cadette (6 ans) préparera le Bronze : il faut plonger et rapporter un petit objet, sauter, nager 150 mètres en brasse et 50 mètres dans une autre nage en moins de 15 minutes et connaître les règles de sécurité.
    A 5 ans, ils ont eu le Seepferdchen (hippocampe) : il faut sauter du bord, nager 25 mètres en moins de 15 minutes et aller chercher un objet (eau jusqu’aux épaules). Mon grand a eu le Bronze à 7 ans si je me souviens bien. Bref, ils sont dans la norme. On croise les doigts pour que leurs cours reprennent en octobre.

    1. Le niveau me semble plutôt bon dis donc. Sais-tu comment se situe l’Allemagne par rapport au nombre de noyades annuelles ?
      Je croise les doigts aussi pour toi 🤞.

      1. Je viens de trouver les statistiques. En 2019, 420 personnes ont trouvé la mort par noyade en Allemagne contre environ 1000 en France (je n’ai pas trouvé de chiffre plus précis). La différence est frappante.
        La ville de Hambourg paie les cours de natation aux enfants qui entrent au collège et n’ont pas validé le Bronze. Quand on a le bronze, on est considéré comme sachant bien nager.

        1. En effet le constat est édifiant et je te remercie d’avoir recherché pour moi. Ce qui prouve bien qu’un certain nombre de noyades pourrait être évité chaque année 😔. Encore merci pour tes recherches !

  4. Ça me semble top cet apprentissage individuel et intensif.
    Pour ce qui est de la coordination, c’est variable d un enfant à l’autre mais en moyenne à 6 ans c’est pas mal acquis.

    1. Je te remercie pour cette information qui m’aide bien dans mon choix !

  5. On a testé aussi cours collectifs et individuels, et le résultat est sans appel (mon aînée avait peur, ma cadette était prête): les cours individuels sont certes plus chers, mais beaucoup plus efficaces, je suis donc persuadés que l’investissement est plus rentable en individuel. Cadette a su nager en 4 séances. C’est génial de revenir de vacances avec une corde de plus à son arc! #cacestfait

    1. On est d’accord que les cours individuels sont plus efficaces et un véritable gain de temps !

  6. Et bien pour avoir testé les cours collectifs l’an dernier, je dresse le même bilan !
    Un peu juste cette année pour envisager des cours individuels mais c’est ce vers quoi nous nous orienterons l’an prochain !

    1. Tu constateras une sacrée différence l’année prochaine !

Laisser un commentaire