Flashback sur le mois de Janvier 2021

Si l’on m’avait déjà dit en janvier 2020 qu’on jacqueterait encore COVID un an plus tard je n’y aurais pas cru. Vous non plus sans doute, à moins que vous n’ayez quelques dons de voyance^. Spoiler alert, ce mois passé a soufflé le chaud et le froid un peu trop souvent à mon goût. Venez, je vous embarque dans mon flashback.

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1 1er janvier 2021, 00h01 : je dors, tout simplement. Nous avons réveillonné tous les 3 autour d’un apéro dînatoire fait de grignotages et de bulles. Au passage, entre Veuve-Cliquot et Laurent Perrier, mon cœur penche clairement en faveur du premier, je dis ça je dis rien.

2Je repose le roman Les enfants de minuit de Salman Rushdie quelques pages seulement après l’avoir ouvert. Je n’accroche pas et je sens que le temps n’y fera rien. Tant pis.

3La détox bouffe calorique est aussi raide que l’ascension de l’Everest en tongs. Je suis clairement en manque de chocolats, de biscuits de Noël, de Crinkles et consorts.

4Je réalise un vide-books en les donnant via leboncoin et suis super contente que ces livres connaissent une seconde vie auprès d’autres enfants. Je revends aussi (avec l’accord de Louloutte voire même à sa demande) quelques jouets devenus aussi attrayants que sa première couche.

 

5La reprise est raide, je suis épuisée alors que je sors tout juste de vacances et j’ai un mal fou à me remettre au boulot à fond. Je sature de mon 100% télétravail depuis 2 mois 1/2 : je veux revoiiiiiiiiiiiiir mes collègues.

6Je célèbre ma 100ème partie de “Qui est-ce” en moins de 15 jours. Mon avis sur ce jeu est à retrouver ici.

 

Instauration du couvre-feu à 18h : shit. Et je les fais quand mes courses moi ?

8Je referme l’excellent “Underground Railroad” de Colson Whitehead recommandé par Maman Lempicka, non sans quelques turbulences au ventre. Bouleversant sur le fond, talentueux sur la forme, cet ouvrage est remarquable et concourt à mieux cerner l’ordinaire racisme américain. Je vous le conseille aussi vivement que sincèrement.

 

9Je lis également le roman au titre très accrocheur “La goûteuse d’Hitler”. Clairement et sans jeu de mots, je suis restée sur ma faim. Amis lecteurs, vous pouvez passer votre chemin.

10Poltine (contraction de Polpot et de Staline) is back. Sous ses airs ingénus se cache un véritable despote qui nous en fait voir de toutes les couleurs. Punaise mais à quel moment ça s’arrête vraiment, je vous le demande ? Vous avez deux heures.

 

11La neige s’invite à Paris pour le plus grand ravissement de petits et grands, sauf moi. Unpopular opinon : je déteste la neige, vraiment. Je m’était même fendue ici même, d’une jérémiade sur ma hantise du manteau neigeux

12Je vous dévoile avec optimisme mes projets pour 2021 dans ce dernier billet.

 

12 J’ai comme l’impression de vivre dans un monde parallèle. Alors que la France entière (trouillomètre à zéro) évoque la forte probabilité d’un 3ème confinement, je poursuis paisiblement mon 2ème…

13 Après 3 mois de télétravail non stop, je retourne au bureau. Une journée moyennement productive mais qui agit comme un véritable reboosteur de moral. Dire que j’en avais besoin est un euphémisme.

 

14Je profite de la fenêtre de tir pour enchainer 3 jours au bureau en une semaine, versus zéro en trois mois.

15J’ai l’impression d’être un extra-terrestre en découvrant que la majorité de mes proches, collègues, connaissances ont une vie sociale, reçoivent du monde chez eux et inversement. Ceci n’est pas une critique ou un jugement, juste mon ressenti d’être en marge. Etrange sensation pour être tout à fait honnête.

1629 janvier 20h45 : allocution de Jean Castex. Tout ça pour ça ? No comment.

17On se fait un petit apéro dinatoire tous les 3. Au vu de l’actualité, au fait que nous n’avons plus aucune vie sociale (on ne reçoit personne, on ne va nulle part) et que la météo est à ch*er, je crois qu’il faut sérieusement réfléchir à poser quelques lumières ici et là. Autrement dit, cet apéro dinatoire a de grandes chances de se répéter.

18Fuck la Covid.

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C’est sur ces paroles emplies de sagesse et de philosophie que se conclut ce flashback de janvier. J’espère sincèrement que vous gardez le moral (il en faut) et que vous parvenez à saisir les coins de ciel bleu quand ils se présentent. Prenez bien soin de vous.

 

Les photos sont tirées de mon compte Instagram, pour m’y retrouver, c’est par ici.

16 Replies to “Flashback sur le mois de Janvier 2021”

  1. Merci pour ton partage. Ici le ressenti est un peu le même et je pense qu il va falloir que je lève le pied sur les apéros avec moi même.
    Vivement février?

    1. Ahah autrement dit, je prends ta relève dans l’opération apéro^^.
      Je dirais plutôt “vivement le printemps” que j’ai en ligne en mire comme étant l’embellie espérée !

  2. Même lassitude par ici…c’est long, quand même! Et je suis heureuse de voir ton ressenti pour la goûteuse d’Hitler – une déception pour moi aussi, ça manque beaucoup de profondeur! Je note l’autre livre par contre! Allez – hauts les cœurs pour ce nouveau mois!

    1. Je viens de lire ton billet du jour, nous ne pouvions pas être plus raccord ! C’est long comme tu dis et ça finit par peser, même sur des personnes comme toi et moi qui sommes plutôt privilégiées par rapport à tant d’autres.

  3. Revoir les collègues ça fait du bien. On se sent ré-appartenir au monde!
    C’est vrai que ça devient un peu long cette histoire, on a envie d’entendre et de parler d’autre chose.
    Jamais réussie à accrocher à un livre de Salman Rushdie.
    Pour ta puce, je compatis et je comprends. Je crois que ça ne s’arrête jamais vraiment mais je crois qu’il y a des cycles, et qu’il faut savourer aussi quand ça va bien et que la vie est cool…
    Grosses bises Cécilia;

    1. La vie sociale n’a pas de prix et c’est dans ces moments là qu’on en prend pleinement conscience. J’ai hâte d’apercevoir la lumière au bout du tunnel.
      Plein de bises à toi Marie !

  4. Salut toi! J’aime ce bilan 🙂 Je crois que je vais m’offrir le bouquin dont Maman L. et toi avez parlé, ça me tarde de trouver une nouvelle bonne lecture. Je viens de terminer le dernier Yaa Gyasi et je ne sais pas trop quoi en penser, en fait. J’aurais aimé l’aimer mais qq chose m’a laissé sur ma faim. Ton point sur le confinement chez les autres me fait sourire. Une amie d’ici m’a un jour écrit en me demandant « raconte moi ta version de la pandémie parce que chez mes copines en France c’est apéro, karaoké et bowling » lol. Nous rien n’a changé depuis mars, ou presque. On ne reçoit personne et on ne fait presque rien, sans parler du fait que nous n’avions pas l’autorisation de nous retrouver pour les fêtes.

    1. Je viens de lire ton dernier billet et je comprends à quel point le mien résonne en toi. A la différence près qu’au Canada, tu n’es sans doute pas la seule à vivre ainsi reclus. J’ai de la famille à Montréal qui a aussi fêté Noël en visio 😞.
      Concernant Underground RailRoad, prépare-toi à être happée dès les premières lignes !

  5. Coucou, super bilan ! Il faut relativiser oui et voir le bon côté des choses. L’hiver et la morosité de cette atmosphère pesante n’aide pas à garder le moral, alors je puise personnellement dans les moments forts avec mes princesses, mon homme, je m’évade dans la peinture et la lecture et je m’adonne depuis peu au Qi Gong et Tai Chi… Sans oublier l’ingrédient ultime : le chocolat ! 🙂 Belle fin de semaine^^

    1. Ah le chocolat 🍫, quel excellent remonte moral ! On aurait dû nous fournir de paniers de chocolat avec les masques 😅

  6. Merci pour le petit clin d’oeil Cécilia et ravie que ce livre t’ait plu! Je te conseille “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur”, un véritable bijou qui traite de la condition des noirs dans l’Amérique des années 60.
    J’aime bien voir les photos de ton open space 😉
    Ton article m’a fait tiquer car j’avoue faire partie des gens qui reçoivent et sont invités. On invite une ou deux personnes maxi, en face on ne nous reçoit jamais en même temps que d’autres personnes, mais voilà, on le fait, je n’ai pas l’impression de prendre de gros risques, et je me dis que tant qu’on n’est pas confiné, on peut (dans le sens on a le droit) de le faire.
    Quant à Salman Rushdie, je pense qu’on apprécie davantage son livre quand on a lu Cent ans de solitude. C’est le même style d’écriture, très burlesque et ironique, que personnellement j’aime beaucoup, mais c’est vrai que le livre peut être d’un abord ardu quand on ne maîtrise pas toutes les subtilités de l’Histoire de l’Inde.

    1. Je note de suite ce livre dans ma liste !
      Je crois que de ne pas avoir fêté Noël comme d’habitude et d’avoir enchaîné télétravail, vacances, télétravail ne sont pas étranger à ma stupeur de découvrir la vie sociale des autres. J’ai l’impression d’avoir vécu dans une grotte durant trois mois… Après dans mon interprétation des discours du gouvernement, j’avais l’impression que le deuxième confinement était suspendu le temps des fêtes de Noël et qu’on reprenait ensuite les bonnes (gros lol) habitudes 😬. Quoi qu’il en soit, j’ai hâte de reprendre une vie sociale !

  7. Ce qui nous manque le plus c’est la liberté. Même si nous ne sommes pas confinés, nous limitons les sorties. Hâte de pouvoir profiter avec plein d’amis en même temps ou de nous échapper hors du département.

    1. Oh oui vivement le printemps et la réouverture des terrasses ! J’ai tellement hâte de passer cet hiver tout pourri.

  8. Chouette bilan, parfait pour les reco littéraires, j’hésitais sur la goûteuse mais je vais plutôt me tourner vers la reco 🙂 Le retour au bureau m’a fait le même effet “extra-terrestre”…ceci dit depuis j’ai revu des amis (deux fois woooow) et c’est vrai que c’est entrainant…tu vois des gens qui te disent qu’ils voient des gens, du coup tu te dis que tu pourrais aussi voir des gens, etc… mais du coup questionnant avec l’idée de “casser les chaines de contamination”…bref pas simple tout ça et bien fatiguant pour le cerveau qui se fatigue de plus en plus…
    Vivement le printemps!

    1. Tu as raison, ça travaille aussi en mode : « pourquoi eux et pas moi ». Et puis après je me souviens pourquoi j’applique les recommandations : tellement pas envie de choper la COVID à quelques mois de la vaccination. Comme toi, j’ai toujours en ligne de mire le printemps, celui qui j’espère nous enverra la lumière dont nous avons tous besoin.
      Bonne lecture à toi !

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